vendredi, avril 27, 2018

Des citoyens veulent empêcher la participation de Sweet Micky aux festivités carnavalesques dans plusieurs villes

 

Des citoyennes et citoyens dans les villes de Jacmel (Sud-Est) et des Gonaïves (département de l’Artibonite, Nord) entreprennent des démarches afin d’empêcher l’éventuelle participation de l’ancien président haïtien Michel Martelly, de son nom d’artiste Sweet Micky, aux festivités carnavalesques dans leurs communes, les samedi 3 et dimanche 4 février 2018.

 

Des citoyens de Gonaïves déclarent Martelly « Persona non grata » pour la deuxième édition du carnaval dans la cité de l’indépendance, mais également pour toutes autres prestations musicales qui pourraient s’y tenir, à l’avenir.

 

Dans une lettre en date du 18 janvier 2018, ils exhortent l’administration communale des Gonaïves à empêcher la participation de certains groupes musicaux « à caractère immoral, irrévérencieux ».

 

Leurs propos sont contraires, disent-ils, aux valeurs inculquées par la famille, les institutions spirituelles et morales pour éduquer nos enfants.

 

Ces groupes musicaux ne font pas honneur à l’éthique culturelle de la musique haïtienne, critiquent-ils,

 

Joint au téléphone par l’agence en ligne AlterPresse, le maire des Gonaïves, Neil Latortue, a indiqué qu’une rencontre est prévue, ce mardi 23 janvier 2018, avec les protestataires afin de discuter de leurs doléances.

 

Le groupe Sweet Micky de Martelly serait programmé pour performer le 2 février 2018. Un spot est déjà en rotation en ce qui concerne la participation de ce dernier à la 2e édition du carnaval de l’indépendance aux Gonaïves.

 

La presse sera informée du déroulement des négociations et des décisions, fait savoir Latortue.

 

Parallèlement, un collectif a été mis sur pied à Jacmel en vue d’empêcher la participation de Martelly au carnaval national prévu pour le dimanche 4 février.

 

Martelly est réputé pour ses obscénités, ses attitudes sexistes et ses propos misogynes.

 

Si les autorités municipales font fi de ces dénonciations, elles seront attaquées en justice et accusées d’atteinte à la pudeur, de corruption des mœurs, d’incitation à la violence et d’association de malfaiteurs, met en garde le collectif.

 

Les initiatives des citoyens des Gonaïves ont renforcé les positions d’autres institutions à Jacmel, informe le directeur de Télé Express Jacques Jean Pierre.

 

À travers des notes de presse L’organisation féministe Fanm Deside de Jacmel et le Réseau des femmes de défense de droits humains (Refedh) s’opposent également à la présence de « Sweet Micky » au carnaval, rapporte-t-il.

 

Une pétition visant à recueillir d’autres signatures est actuellement en circulation sur les réseaux sociaux.

 

Une rencontre est aussi prévue le mercredi 24 janvier pour statuer sur la question, selon Jean Pierre.

 

Si Martelly se respecte et est honnête envers lui-même, il ferra retrait de sa participation, suite à de la désapprobation exprimée par plusieurs secteurs.

 

Le maire de Jacmel ne peut cependant à lui seul prendre la décision d’empêcher la participation de Sweet Micky, reconnait-il.

 

Contacté à ce sujet par AlterPresse, Fred Lizaire, membre du comité du carnaval, indique n’être pas au courant de dispositions au niveau du comité, visant à empêcher la participation de Sweet Micky au carnaval de Port-au-Prince.

 

Dans un communiqué en date du 20 janvier 2018, le Ministère de la jeunesse des sports et de l’action civique (Mjsac) appelle à un divertissement sain durant la période pré-carnavalesque débutée le dimanche14 janvier 2018.

 

Il invite la jeunesse à résister à toute tentation, pendant ces moments de défoulement et de réjouissance « de s’adonner à la consommation de toute substance attentatoire à leur santé mentale et physique ».

 

Le Carnaval est prévu du dimanche 11 au mardi 13 février 2018 à Port-au-Prince autour du thème « Ayiti sou wout chanjman ».

 

Alter Presse

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