vendredi, novembre 16, 2018

Port-au-Prince, dimanche 15 juillet 2018 ((rezonodwes.com))– Suite à des dizaines d’arrestations effectuées par la police nationale sur l’ordre du chef du Parquet de Port-au-Prince, le CARDH, la CE-JILAP, le CEDH, le CRESFED, la POHDH et le SKL ont mis en garde le commissaire du gouvernement pres du Tribunal de Premiere Instance de cette juridication contre des actes illégaux et des violations des droits humains sur les citoyens.

Clamé Ocnam Daméus avait, en effet, annoncé avoir procédé à l’arrestation de plus d’une soixantaine (60) de personnes et apposé des scellés sur plusieurs propriétés où des produits volés auraient été retrouvés.

Ces organisations trouvent inacceptable qu’un commissaire du gouvernement lance une opération de purge, de violations flagrantes du droit à la liberté, à l’intégrité physique et à la propriété, sous prétexte qu’il est à la recherche d’objets volés, des responsables des incendies, alors que le Président de la république venait, en marge de la procédure institutionnelle, de se rendre personnellement dans plusieurs unités spécialisées de la police nationale (notamment le CIMO ) et de leur passer des instructions.

Les organisations de droits humains ont souligné que les violences regrettables enregistrées pendant tout le weekend écoulé, suite à la décision irréfléchie et irresponsable de l’administration Moise-Lafontant, ont débuté le 4 juillet à Pèlerin 5, où des maisons ont été détruites et des citoyens réprimés par la Direction départementale de l’ouest (DDO) de la PNH, sur ordre manifestement illégal du parquet de Port-au-Prince.

 

“Dans l’indécence la plus totale, les membres du gouvernement restent encore accrochés à leurs privilèges et leur poste, au mépris des appels de toutes les couches de la société exigeant qu’ils endossent les conséquences de leurs actes. Ces postes et privilèges impliquent, avant tout, des responsabilités et l’obligation de résultats”, indiquent ces organisations, ajoutant cependant,que quand ces responsabilités ne sont pas assumées, ceux et celles qui en étaient en charge doivent, par conséquent, en payer les frais.

“Où était le commissaire du gouvernement le week-end end écoulé, alors que durant près de trois (3) jours, des honnêtes gens avaient vu leur bien partir en fumée, leurs objets volés, leur maison et leur voiture détruites…? Pourquoi, l’action publique n’a-t-elle pas été mise en mouvement conformément à la loi ? Où étaient passés ceux et celles que la population paye pour sa sécurité, s’interrogent Le CARDH, la CE-JILAP, le CEDH, le CRESFED, la POHDH et le SKL ?

sources ahphaiti.org

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