mercredi, juin 20, 2018

Président Jovenel Moïse prend un grand risque en supportant le Venezuela dans la crise diplomatique régionale qui oppose Washington et Caracas.  Le risque est énorme mais on comprend bien la position du gouvernement haïtien. 

Haïti a bénéficié durant ces 10 dernières années du programme « Petrocaribe » mis en place par Hugo Chavez pour aider les pays de l’Amérique et des Caraïbes a acheter du pétrole à des prix référentiels. Les retombées de cet accord devaient aider les pays bénéficiaires à financer certains projets sociaux pour leur population respective.

le Pays de Donald Trump ne voit pas d’un bon œil la position du gouvernement haïtien, qui dans un premier temps, a salué la réélection de Nicolas Maduro à la tête du Venezuela alors que Les Etats Unis ont qualifié de frauduleuse la tenue de ces elections.

Dans un second temps, Haïti s’est abstenu lors du vote sur la légitimité ou non de ces élections. Avec 19 votes pour, 4 contres et 8 abstentions, l’OEA reconnait l’illégitimité du processus électoral au Venezuela comme le stipule l’article 1 de la résolution prise à la 48e Assemblée générale de l’OEA. Cependant ce vote n’a pas été suffisant pour exclure le Venezuela de l’organisme régional.

 

Un coup dur pour les américains qui ont travaillé avec ses alliés pour mettre la pression sur Caracas. Le vice-président Mike Pence a livré un message fort lors d’une réception avec des alliés où il a promis de prendre note des pays qui ne soutiennent pas les Etats-Unis lors d’un vote mardi pour retirer le Venezuela de l’organisation des Nations Unies des pays.

En avril dernier, Jovenel Moïse lors d’une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain par intérim, John Sullivan et le sénateur Marco Rubio, les deux hommes avaient demandé au chef de l’Etat haïtien  de prendre position en tant que président de la CARICOM.

Jovenel Moïse les avait suggérés de servir d’intermédiaire afin d’essayer de rétablir les relations entre les deux pays. Une réponse qui n’a pas du tout plu au  Sénateur de l’Etat de Floride qui est allé réagir dans les colonnes du Miami Herald.

Plus de 30 pays se sont réunis à Washington les lundi 4 et mardi 5 juin pour la 48e Assemblée de l’organisation des Etats américains(OEA). La Situation au Venezuela était au centre des deux jours de discussions. Apres ce nouvel échec diplomatique, quelle sera la réaction des Etats Unis face aux pays qui ont supporté le Venezuela? La réponse ne se fera pas attendre.

HPN

Partager l'article

0 Comments

Leave a Comment