vendredi, décembre 14, 2018

A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement célébrée cette année autour du thème « Combattre la pollution plastique », une foire agro-artisanale et gastronomique a été organisée sur la place Notre-Dame de Ouanaminthe, le mardi 05 juin 2018. Les organisateurs de cette foire sont le Collectif de Lutte contre l’Exclusion Sociale (CLES), le Service Jésuite aux Migrants/Solidarite Fwontalye (SJM/SFw-Haïti), la direction départementale du Nord-Est du Ministère de l’Environnement, la Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE) et le Catholic Relief Service (CRS).

Distribution de plantules, conférences sur des sujets liés à l’environnement et au changement climatique, expositions de produits artisanaux dont certains sont faits à base de déchets plastiques, expositions agricoles étaient au menu, aux côtés des plats créoles lors de cette foire visait entre autres à sensibiliser les participants sur la nécessité de bien gérer l’environnement.

Intervenu au micro des journalistes, le directeur de programme du CLES, Albert Pierre Paul Joseph avance que « Le problème des matières plastiques en Haïti est un problème de société ».

Pour cela, il souhaite, d’un côté, une véritable application du décret du 12 octobre 2005 sur la gestion et la protection de l’environnement qui prévoit de lourdes sanctions contre les pollueurs. Et, d’un autre côté, la société civile doit faire le plaidoyer de façon continue pour amener l’Etat haïtien à prendre ses responsabilités. « Nous devons préserver les générations futures », a lancé le directeur du CLES.

« Il existe une relation étroite entre consommation locale et production de déchets », a fait savoir le directeur adjoint du SJM/SFw-Haïti, Michel Edouard Alcimé qui n’a pas manqué de souligner les avantages à tirer quand on s’adonne à consommer les produits locaux.

D’un côté, les productions locales génèrent moins de déchets par rapport aux produits importés. D’un autre côté, les déchets dérivés des productions locales sont plus faciles à transformer.

Selon la directrice adjointe pour le département du Nord-Est du Ministère de l’Environnement, Wideline Pierre, « Le travail de base à effectuer est la sensibilisation de la population. Pas seulement à l’occasion du 05 juin, mais tout au long de l’année ». Après avoir admis que le résultat de la lutte pour la protection de l’Environnement en Haïti n’est pas si reluisant jusqu’à présent, elle estime que de nombreux habitants ne comprennent même pas encore c’est quoi l’environnement, voire comment le protéger.

De son côté, la coordonnatrice de la PGNE, Jésula Blanc invite à tout un chacun à se mettre ensemble afin d’agir en faveur de l’intérêt commun, dans cette perspective de lutte pour la protection de l’environnement.

Source: Nord-Est Info Jéthro-Claudel Pierre Jeanty

 

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