mardi, octobre 23, 2018

La séance tenue, le mardi 8 mai, à la Chambre basse, a encore mis dos à dos les députés, lesquels n’arrivent toujours pas à trouver une date pour l’interpellation du chef du gouvernement. Les députés interpellateurs (16) au total, qui constatent leur projet encore dans l’impasse, ont la sensation d’avoir jeté une pierre dans l’océan, constate Haiti Press Network.

Après des débats houleux et des prises de paroles lassantes comme d’habitude, les élus du peuple ne sont pas parvenus à se mettre d’accord mardi sur la date de la présentation du Premier ministre Jack Guy Lafontant à la Chambre des députés pour s’expliquer sur sa gestion de la chose publique et recevoir sa sentence.

Le président de la Chambre basse, Gary Bodeau (Bouclier) appelle ses collègues parlementaires à se ressaisir sur cette question qui, pour le moment, attire les regards sur le palais Législatif logé au Bicentenaire.

Gary Bodeau, réagissant aux micros de la presse, a indiqué qu’il revient désormais à la Conférence des présidents de fixer une date pour l’interpellation, suivant le règlement interne de la Chambre des députés. En plus, dit l’élu de Delmas, il y a un accord politique qui a été signé à cette fin entre quatre blocs politiques.

« Les quatre blocs, rapporte-t-il, pensent que l’interpellation du Premier ministre pourrait susciter la perturbation de trois jours de travail à la Chambre. C’est ainsi qu’ils s’entendent pour fixer une date de l’interpellation », a fait savoir le numéro un de la Chambre basse, soutenant plus loin qu’il pourrait bien agir en cas d’urgence.

Une violation des prescrits de la loi
De son côté, le député Abel Descollines  se montrant un peu offusqué, a fustigé l’attitude de ses collègues majoritaires qui, dénonce-t-il, ont tout fait pour boycotter le projet d’interpellation du chef du gouvernement. D’après l’élu de Mirebalais sous la bannière de KID, le Bureau de la Chambre basse a violé l’article 225 du règlement intérieur autour des séances d’interpellation.

« Alors qu’on attendait une date fixée par la Conférence des présidents pour l’interpellation, conformément à l’article 225 des règlements, une majorité a décidé d’exclure la question de l’ordre du jour, prétextant que ce sujet n’est pas prioritaire. C’est la violation des prescrits de la Constitution et des règlements internes », regrette Abel Descollines.

Alix Laroche
alix.l@hpnhaiti.com

 

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