mercredi, juillet 18, 2018

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Clamé Ocmane Daméus se serait opposé vendredi à la libération du présumé chef de gang Junior Décimus, connu sous le nom de Tèt Kale. Selon le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, le juge d’instruction Brédy Fabien aurait décidé de le relâcher faute de preuves.

Le directeur exécutif du réseau national de défense des droits humains, Pierre Espérance, a dénoncé vendredi, la décision du juge d’instruction Brédy Fabien qui aurait ordonné la libération du présumé chef de gang Junior Décimus, plus connu sous le nom de Tèt Kale.

Ce dernier avait été appréhendé en décembre 2016 alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays. Selon le militant des droits humains, le juge instructeur aurait pris la décision de le relaxer faute de preuves.

L’ordre de libération avait été donné mais le commissaire du gouvernement de Port-au-prince a écrit au directeur de l’administration pénitentiaire nationale pour lui demander de ne pas le relâcher, a indiqué M. Espérance.

Il affirme ne pas comprendre la décision du juge instructeur qu’il présente comme un magistrat qui a l’habitude de prendre des “décisions courageuses”. Pour M. Espérance, la libération de Junior Décimus, aurait été une gifle aux nombreuses victimes d’insécurité, aux habitants de Gran Ravin et a la société dans son ensemble.

Cela, poursuit-il, aurait des répercussions sur la situation sécuritaire dans le pays et serait également une menace pour les policiers. Tèt Kale est présenté comme l’auteur entre autres, de l’assassinat de Mackendy Francois, dit Ti Kenken en juillet 2014.

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