lundi, mai 21, 2018
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Le président de Cuba

Le président cubain, Raul Castro, s’apprête à céder le pouvoir, jeudi, après une décennie marquée par le réchauffement des relations avec les États-Unis et par quelques réformes économiques. Mais l’État reste parmi les plus pauvres de la région.

Le 19 avril est une date symbolique à Cuba : c’est l’anniversaire du débarquement raté de la baie des Cochons. En 1961, des milliers d’anticastristes recrutés par la CIA devaient débarquer sur l’île pour renverser le gouvernement de Fidel Castro. L’opération fut un échec complet. Fidel, alors Premier ministre, a dirigé les destinées cubaines jusqu’en 2008, avant de passer la main à son frère Raul, au pouvoir depuis dix ans.

Après près de 60 ans de castrisme, le 19 avril 2018 marquera une nouvelle date historique pour l’île caribéenne : celle où Raul Castro cèdera le pouvoir. Âgé de 86 ans, le président cubain avait annoncé qu’il démissionnerait de la présidence. L’homme qui devrait lui succéder est son premier vice-président, Miguel Diaz-Canel, un pur produit du système cubain qui, à 57 ans, n’a pas connu la révolution.

60 ans, le visage de l’île a-t-il changé ? Oui et non, s’accordent à dire les experts. Du point de vue des libertés, Cuba n’a pas pris le chemin du pluralisme, que ce soit sur le plan politique ou de la presse. Amnesty international estime à une centaine le nombre de prisonniers politiques en 2017. Sur le plan économique, le gouvernement cubain n’a pas mené toutes les réformes qu’il aurait souhaité après l’effondrement de l’Union soviétique.

AFP/ France 24

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