mardi, février 20, 2018

Le « père des pauvres » a été reconnu coupable de corruption à l’unanimité des trois juges de la cour d’appel de Porto Alegre, qui ont alourdi sa peine d’un tiers, à douze ans et un mois de prison.

L’avenir de l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, dit « Lula », se jouait mercredi 24 janvier. Cette figure mythique de la politique brésilienne, président de 2003 à 2010, a été reconnue coupable de corruption et de blanchiment à l’unanimité des trois juges de la cour d’appel de Porto Alegre, qui ont alourdi sa peine d’un tiers, à douze ans et un mois de prison.

 

Revivez le jugement avec notre correspondante au Brésil :

 

Ce jugement crucial hypothèque sérieusement les chances de Lula de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre pour laquelle il est favori. Si de nombreux recours sont encore possibles, la capacité de Lula de se présenter ou non pourrait toutefois ne pas être établie avant de longs mois de bataille juridique, alors même que cette élection semble la plus incertaine depuis le retour du Brésil à la démocratie en 1985.

 

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Peine appliquée après épuisement de tous les recours

 

Joao Gebran Neto, premier juge de la cour d’appel de Porto Alegre à voter et rapporteur du procès, a confirmé la condamnation de la figure emblématique de la gauche, tout en alourdissant sa peine à douze années et un mois de prison, contre neuf ans et six mois en première instance. Le vote des deux autres magistrats a enfoncé le clou : il était motivé de la même manière.

 

Les trois juges ont précisé que la peine ne serait appliquée qu’après épuisement de tous les recours, écartant une incarcération de Lula dès mercredi.

 

En début d’après-midi, l’ex-président avait une nouvelle fois affiché sa « tranquillité » avant la décision des juges, même si sa relaxe paraissait improbable. « La seule chose dont je suis sûr, c’est que je ne m’arrêterai de me battre que le jour de ma mort », a dit Lula, qui devait participer à une manifestation à Sao Paulo qui réunissait déjà 10 000 de ses supporters en fin d’après-midi.

 

Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des travailleurs (PT), fondé par Lula, avait appelé ses soutiens à « aller dans les rues, parce que la démocratie est en péril » si sa condamnation était confirmée. Des milliers de sympathisants de Lula ont convergé depuis la fin de la semaine dernière à Porto Alegre, dans une ambiance tendue qui laissait redouter des affrontements avec ses opposants.

 

Bien qu’extrêmement populaire dans les régions pauvres grâce aux programmes sociaux engagés au cours de ses deux mandats (2003-2010), l’icône de la gauche est aussi cordialement détesté par une partie des Brésiliens, qui devaient manifester également à Porto Alegre, Sao Paulo, et Rio en fin de journée.

 

L’enquête « lava-jato »

 

Lula est accusé d’avoir reçu un triplex en bord de mer du groupe de bâtiment OAS en échange de l’attribution de marchés publics de Petrobras pendant sa présidence (2003-2010).

 

Le juge Grebran Neto a affirmé qu’« il exis[tait] des preuves au-delà de tout doute raisonnable » que « ce triplex était réservé au président Lula ». « L’ex-président était un des principaux artisans, sinon le principal, d’un vaste réseau de corruption (…) qui a fragilisé non seulement le fonctionnement de Petrobras, mais de tout le processus politique du Brésil », a-t-il asséné.

 

L’avocat de Lula, Cristiano Zanin Martins, avait auparavant affirmé que le triplex au coeur de la procédure « n’appart[enait] pas à Lula » mais à OAS et que « Lula n’en a jamais reçu les clefs et n’y a jamais passé une nuit ».

 

C’est le héraut de l’enquête tentaculaire « lava-jato » (« lavage express »), le juge Sergio Moro, ennemi intime de Lula, qui avait prononcé en juillet 2017 cette condamnation choc, puis saisi ses biens. Ses partisans ont relevé que la justice brésilienne avait fait montre d’une célérité inhabituelle dans la procédure visant Lula et que les preuves contre lui, qui reposent sur une délation, étaient bien minces.

 

LE MONDE avec AFP

Among the stalks, and grow familiar with the countless indescribable forms of the insects and flies, then I feel the presence of the Almighty, who formed us in his own image, and the breath of that universal love which bears and sustains us, as it floats around us in an eternity of bliss; and then, my friend, when darkness overspreads my eyes, and heaven and earth seem to dwell in my soul and absorb its power.

Describe these conceptions, could impress upon paper all that is living so full and warm within me, that it might be the mirror of my soul, as my soul is the mirror of the infinite but it is too much for my strength.

To achieve this, it would be necessary to have uniform grammar, pronunciation and more common words. If several languages coalesce, the grammar of the resulting language is more simple and regular than that of the individual languages.

Wonderful serenity has taken possession of my entire soul, like these sweet mornings of spring which I enjoy with my whole heart. I am alone, and feel the charm of existence in this spot, which was created for the bliss of souls like mine. I am so happy, my dear friend, so absorbed in the exquisite sense of mere tranquil existence, that I neglect.

Trickling stream and, as I lie close to the earth, a thousand unknown plants are noticed by me: when I hear the buzz of the little world among the stalks, and grow familiar with the countless indescribable forms.

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