mercredi, octobre 17, 2018

Né le 2 novembre 1932, cet ancien officier supérieur de l’armée qui se confinait derrière ses bureaux au Grand-Quartier Général des FAd’H, est devenu président d’Haïti à la faveur des événements ayant permis de chasser du Palais National, le défunt-dictateur à vie Jean-Claude Duvalier, le 7 février 1986

Santo Domingo, mardi 26 juin 2018 ((rezonodwes.com))– Envoyé en exil le 17 septembre 1988 par le Général-président Prosper Avril, le général Henri Namphy, ancien président de la République d’Haïti est décédé mardi après-midi à 04:55, des suites d’un cancer, a appris Rezo Nòdwès.

Henri Namphy, natif du Département du Nord, avait élu domicile à Santo Domingo, en République Dominicaine (Residential Puerta de Hierro) et n’avait jamais manifesté le désir de retourner vivre en Haïti, malgré des propositions rassurantes de certains de ses successeurs, notamment l’actuel président Jovenel Moise.

Dans un message posté sur son compte Twitter, le président de la République, Jovenel Moïse, a présenté ses condoléances à la famille du défunt.

« Je viens d’apprendre la nouvelle du décès de l’ancien Président, le Lieutenant Général Henri Namphy, après une longue maladie courageusement supportée. Au nom du peuple haïtien et en mon nom propre, je transmets mes condoléances émues aux membres de sa famille et à ses proches », a écrit le président Moïse.

 

Le chef de l’Etat avait rendu visite à Henri Namphy en République dominicaine peu avant de prêter serment comme président et avait invité l’ancien général à prendre part à sa cérémonie d’investiture, invitation que Namphy n’avait pas honorée.

Vivant en République dominicaine depuis sa chute du pouvoir en 1988, le lieutenant-général Henri Namphy y est décédé ce mardi.

Lors d’une interview accordée à un journal dominicain l’an dernier, Namphy a identifié l’éducation comme étant le principal problème du pays et s’est vivement opposé au retour anarchique de l’armée qu’il avait dirigée pendant quelques années et qui avait été démobilisée par le président Jean Bertrand Aristide à son retour d’exil en 1995.

L’ex-président Namphy est connu pour la libéralisation du marché, ce qui a rendu dès 1987, les produits haïtiens moins compétitifs par rapport à ceux de la République Dominicaine.

Sous la présidence du général Henri Namphy, qui avait toujours promis d’instaurer la démocratie en Haïti, les premières élections démocratiques tenues, post-l’ère dictatoriale, en novembre 1987, se sont achevées dans le sang à la Ruelle Vaillant.

D’autres massacres allaient tristement marquer son administration comme celui de Jean-Rabel et le dernier, restant encore en mémoire, celui de l’Eglise de Saint-Jean Bosco.

Partager l'article

0 Comments

Leave a Comment