mercredi, décembre 12, 2018

L’histoire de la qualification des U20 féminins racontée par Yves Jean-Bart

 

Depuis le 28 janvier au stade Ato Boldon (Trinité-et-Tobago), l’équipe féminine U20 en battant le Canada sur la plus petite des marges (1-0) avait assuré sa qualification pour le championnat du monde féminin U20 de la FIFA, France 2018. Derrière cette qualification historique, première pour une sélection issue de la Caraïbe, il y avait toute une machine qui était mise en place, et ce depuis des années. Yves Jean-Bart, grand amateur du football féminin, à titre de président de la Fédération haïtienne de football (FHF) a accepté volontiers de retracer pour le journal l’histoire de cette qualification.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Comment l’équipe féminine U-20 est-elle parvenue à se qualifier pour le mondial français en août prochain ? A cette question, Yves Jean-Bart, dépositaire d’une mémoire fidèle, a raconté ce qui suit : « Une belle histoire qui fait partie vraiment d’un rêve partagé et caressé avec beaucoup d’adeptes du football féminin depuis presque 50 ans. Vous savez, j’ai débuté officiellement dans le football avec Le Nouvelliste en 1968 alors que je venais de boucler ma philo au lycée Toussaint Louverture. Même si je m’amusais en été avec l’équipe de ma ville Aquin comme un joueur assez moyen. Je m’étais plutôt vu comme journaliste sportif. C’est par et pour le football féminin que je suis devenu dirigeant, et que j’ai appris à développer un dynamisme et la débrouillardise même qui permettent tous les jours de lutter contre les préjugés et tabous qui entravent la femme en Haïti. De la croisade que mes amis de toujours, Roland, Théo, Carl Henri, Soumih, les Saintil, Gaston, Nicole, Yvan, Me Eugène, Me Chérubin, Réginald, les Dascy, Fleurentin, Lafontant, les Levèque, Jean-Claude Sanon, Himmler, entra autres ou mes footballeuses des débuts, la famille Gauthier, Hansy, Rose Irène, Yolette, Nella, Sonya, Ginette, Elsie, les Morisset, les Dascy, Guillaume, celles de la génération d’après, notamment ma petite sœur et complice dans la folie Magguy Graham, mon éternelle sœur Gladys Saint-Louis, Woodlaine, Myrlande, Nounoune, Adeline, m’amènent à conclure que des débuts de la discipline au Parc Sainte- Thérese en décembre 1971 à nos jours, avec cette génération mondialiste qui n’arrêtera pas d’étonner. Je crois avoir tout donné; la plupart de mes camarades me reprochent souvent, il est vrai gentiment d’avoir été trop loin dans cette folie et d’avoir oublié de vivre ou même de préparer ma vieillesse.»

 

Une croisade tout azimut

 

Le docteur du football, visiblement heureux d’avoir pu réaliser un rêve qui dure de longue date, a continué en disant : « C’est dire que ce qui arrive a été une obsession permanente. Je remémore cette bataille et cette croisade tout azimut pour faire échec aux campagnes destructrices des premières années. « La footballeuse va devenir garçon » ou « ne pourra enfanter » ou « ces futurs médecins sont à la recherche de femmes » que l’on glissait subtilement aux parents pour les dissuader d’y engager leur fille.

 

A ce sujet, il a ajouté :  » Depuis lors mes amis éternels rêvaient grand pour le football féminin : les Lionel Vil, Marc-Aurèle François, Alix Carré, Carmy Rouchon, Maurice Lindor, Marcel Mathieu, Yves Labaze, Dodophe Damour, Guemps Joseph, les entraîneurs Franck Civil, Eddy Simon, des journalistes Jean-Claude Sanon, Raymond Jean-Louis, Raphaël Fequiere, Martial Jean- Louis, Robert Fathon et Gilbert Fombrun etc. Les tournées en France arrachées du président Duvalier, en dépit du « not » de la FHF, le voyage au Mexique, la bataille pour imposer la reconnaissance de la discipline à la FHF en 1976, la bataille d’obtenir pour les filles d’avoir le droit de jouer au stade (lors de la célébration des 50 ans du Racing, le 23 mars 1973) et des mémorables rencontres Haïti vs Chili. Dès le départ, j’avais senti qu’il fallait que des gens de conviction accompagne ce sport pour surmonter l’opposition farouche des secteurs déterminés à ce que le jeu reste la chasse gardée des hommes. Tous ces pionniers à l’instar du révérand père Jacques Djebbels qui brava la foudre des « puissants de l’heure » en mettant le Parc Sainte Thérèse à disposition de notre sport ».

 

Quand le football féminin fait son entrée au sein de la FHF

 

Sans langue de bois, Dadou a fait les révélations suivantes :  » Je vous étonnerais sans doute en vous signalant que jusqu’à l’arrivée de mes amis au Bureau fédéral, la FHF ne finançait et ignorait les championnats féminins et même la sélection nationale féminine. Ce n’est donc qu’en 2000 que les sélections féminines sous la responsabilité de la fédération, ce qui explique par exemple que l’idée géniale du ministre Lescouflair en implantant l’école des talents sportifs même si Dady qui était un promoteur du football féminin n’incluait pas les filles.

 

C’est donc tout récemment, au moment où le football féminin allait devenir vraiment officiel, que la FHF engageant progressivement des équipes d’abord U19, ensuite U17 dans les championnats internationaux officiels ; le travail de pionnier comme Marseille surtout l’éternel Jean-Yves Labaze a été décisif « .

 

Par ailleurs il a fait remarquer : «Le haut niveau à la conquête duquel nous sommes lancés fait partie de cette conviction que les filles doivent avoir à la fédération le même niveau d’attention que les garçons d’autant que nous avions surtout la conviction qu’il y avait plus de chance d’attaquer la supériorité des grands, même si notre confédération abrite et de loin le numéro 1 mondial.»

 

Après le drame de janvier 2010, mes collègues à la FHF ont profité du vent de sympathie mondial manifesté pour Haïti pour lancer le projet « Camp Nou ». l’objectif était de profiter des dons promis pour construire une académie qui permettrait à la FHF de former des jeunes joueurs et joueuses susceptibles de construire leur avenir grâce au football tout en élevant le niveau du football pratiqué dans le pays. Le projet conçu par nos cadres sous le leadership du SG a commencé d’abord en utilisant le lycée de La Croix des Bouquets et par la suite l’école du ministère, mais des problèmes de contrôle de la qualité de l’enseignement nous contraint à créer notre propre école. Le travail du SG Lionel Désir, enseignant de haut niveau, nous a permis de rendre l’école fonctionnelle ; des bienfaiteurs allemands ont construit le coquet bâtiment de l’école avec les classes et les dortoirs. La FIFA ayant aménagé tout l’aspect sportif : plage de 5 terrains en AstroTurf, tous éclairés, bâtiment administratif , salle technique de formation des coaches et autres cadres , dortoirs spéciaux pour les seniors et autres cadres en formation, matériel didactique, matériel de football.

 

Une sélection U-20 féminine revancharde !

 

Revenant sur le parcours de ses filles depuis l’âge de 15 ans, le président de la FHF s’est montré patient, et c’est cette patience, dit-il, et le travail effectué par la FHF qui se sont révélés payants. : » En football, le travail paie toujours même quand les moyens n’existent pas. Dès 2013, on a terminé vice- championne Caraïbe en U-17, 5e de la CONCACAF à Montego Bay. La même année, on défiait le monstre canadien en U-15 à Cayman Islands. Depuis Haïti survole les compétitions caribéennes, prend le meilleur sur toute l’Amérique centrale. Mieux par deux fois elle a tenu tête ( 2 défaites par 0-1 en 2016 et en 2017 en U-17 inimaginable, il y’a peu) face aux imbattables américaines, et voilà on arrive à bousculer la hiérarchie immuable de la zone car pour aller à la coupe du monde et pour prendre une des trois places disponibles, il fallait battre l’un des trois géants; c’est fait ! C’est un long chemin, un long parcours sur ce boulevard des grands pour répondre la boutade du populaire chroniqueur de la Radiotélévision Caraïbes. On s’y installe et j’espère pour un long et sans arrêt voyage. Dans un pays si arriéré en matière d’égalité du genre, le football a montré tout ce que le pays peut tirer d’une politique d’équité du genre ; je remercie mes collègues du bureau qui ont appuyé avec foi cette obsession pour le football féminin ; je pense à ma famille, mes proches, les parents des joueuses, Le Nouvelliste qui a été depuis Carlo Désinor lan « bon bord la ».

 

Je vous rappelle le titre du 1 er article du journal après un but de Yolette simon en championnat en 1972 « technique et intelligence n’ont pas de sexe » !

 

À la question stipulant : Comment Haïti est-elle parvenue à se qualifier pour la Coupe du monde en France, Yves Jean-Bart, d’un air reconnaissant, répond :  » Cette qualification est un long parcours qui résulte d’une stratégie menée en recrutant les meilleurs talents du pays, les intégrant dans un programme football-études avec un travail matin, midi et soir en comptant sur des coaches dévoués ; cette génération a été initiée par le coach Wilner Lamarre. »

Will seem like simplified English, as a skeptical Cambridge friend of mine told me what Occidental is. The European languages are members of the same family. Their separate existence is a myth. For science, music, sport, etc, Europe uses the same vocabulary. The languages only differ in their grammar, their pronunciation and their most common words to have uniform grammar, pronunciation and more common words.

To achieve this, it would be necessary to have uniform grammar, pronunciation and more common words. If several languages coalesce, the grammar of the resulting.

  • Everyone realizes why a new common language would be desirable
  • The languages only differ in their grammar, their pronunciation
  • To achieve this, it would be necessary to have uniform grammar

The grammar of the resulting language is more simple and regular than that of the individual languages. The new common language will be more simple and regular than the existing European languages.

Everyone realizes why a new common language would be desirable: one could refuse to pay expensive translators. To achieve this, it would be necessary to have uniform grammar, pronunciation and more common words.

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